19 février 2008

Fraction

De lui il avait été peu question jusqu'alors. Comment je l'ai connu, je ne m'en souviens plus très bien. Le plus que demi-homonyme m'a prêté un disque contenant entre autres les Waldszenen de Schumann. Ce doit être ainsi que j'ai entendu pour la première fois une des meilleures version de Der Vogel als Prophet. Meilleure même que celle de Rubinstein.

Richter. Bruno Monsaingeon lui a consacré un film sous-titré "L'insoumis". Récemment invité à la radio par Frédéric Mitterrand, il a eu amplement l'occasion de parler de cet instrumentiste extraordinaire. Ce pianiste, en fin de carrière, lassé sans doute des courbettes, partit avec son instrument et s'arrêta dans des endroits improbables de Sibérie pour y donner des concerts improvisés devant un public ignorant totalement qui il était en train d'écouter. Voici l'homme affirmant que l'on se devait d'être amoureux des œuvres que l'on choisissait d'interpréter.

Avec régularité revient le commentaire sur les "phrases en col de cygne" de Chopin. Que pensez-vous donc de ces phrases hors-normes de Bach fleurissant dans une mesure 24/16 ? Écoutez plutôt que de vous formaliser de l'inadéquation entre l'image et le son... effectivement, on ne le voit pas poser un sol à la basse dans le dernier plan :)

Sviatoslav Richter
Bach, Präludium XV (G dur), Das Wohltemperierte Klavier, Bänd I

Posté par monsieur_canard à 14:36 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


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