29 décembre 2008

Guerredon

Le conflit nous sied bien.

Je me doute que tu apprécieras, tempérament de romantique, tu ne te lasses pas des questions réponses dans les différents registres, des retours de thèmes à peine modifiés, ou transposés, de la superposition progressive des fioritures, des fleuves circulant souterrainement sans vraiment de caprices, ni des antithèses outrées.

À ton oriflamme de néant, je laisserais volontiers, pour toute réponse, flotter un carré de soie ou s'envoler une austère composition toute de point et de contre-point au-dessus de ta nature tempétueuse. Mais si tu as la clef et si tu donnes, force gracieuse est faite de retourner la politesse.

Puisque Kempff est tombé dans ton escarcelle et qu'Horreur-vite n'est pas très convaincant dans ce mouvement - Dieu ! ce n'est plus l'énergie de la conviction, c'est une course à l'abîme - je choisis Alfred et je nous épargne le début. Quoiqu'on y entende un vrai 4 pour 3 et non l'agaçante syncope ternaire qu'on y rencontre parfois ;)

Beethoven, Sonate Op. 27
Alfred Brundel

Posté par monsieur_canard à 18:15 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


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